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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 21:32

 

Comme la croyance magique ou religieuse qui l’on précédée, la science, dans la continuité, a évolué selon les mêmes schémas darwiniens et empiriques. Autant dire que, comme ses aïeules, elle repose sur la base de postulats.

 

 

L'Unité perdue

 

Pour Georges Gusdorf, philosophe et épistémologue (1912-2000), « […] le primitif, est l’homme de l’unité non encore perdue ; tous les horizons demeurent à portée de main. Le divorce entre le réel et le vrai, qui ouvrira les aventures de la pensée et de la liberté, ne s’est pas encore produit[1]. »

 

Toutes les formes d’expériences – qu’elles soient primitivement magiques, mystiques, surnaturelles ou scientifiques – suscitent des interprétations essentiellement collectives et sociales mettant en lumière des rapports de causalité d’un certain type. Pour autant, ces rapports n’ont jamais de valeur en soi. Ils ne contiennent jamais de vérité intrinsèque dans la mesure où ils sont toujours les fruits d’une interprétation affective et collective, donc humaine, des faits observés. Or, ces descriptions correspondent toujours plus ou moins à des attentes, à des besoins, aux physiologies mais aussi aux craintes et autres émotions partagées par la collectivité. Elles sont toujours corrélatives à une structure sociale préexistante. Inféodées à une « vision » première du monde ayant entraîné à sa suite toute une série de représentations et de manières d’appréhender le « réel ».

 

« Toutes les satisfactions de la pensée et de l’art, nous dit encore Georges Gusdorf, toutes les conquêtes de la technique ne restitueront pas cette harmonie unique de l’homme avec l’intégralité du réel qui est le privilège de la conscience mythique[2]. » Toute analyse, toute expérience logique du réel reste toujours une interprétation. En tant que telle, elle n’est qu’une description n’ayant jamais de valeur absolue, mais seulement relative. Parce que toute observation dépendra toujours d’un observateur ; toute expérience d’un expérimentateur et donc d’une conscience, non pas isolée, indépendante et absolue, mais bien au contraire, extraite elle-même du monde, corrélative et interdépendante des autres phénomènes inscrits dans la réalité.

 

Une autre méprise de la science aura été de penser que chaque phénomène ou objet par elle considéré , à commencer par l’homme lui-même, pouvait l’être de façon indépendante du milieu au sein duquel il était originellement inscrit. Le physicien prélève, analyse et déduit, mais il ne « contextualise » jamais. Car, dans ce domaine, si l’objet d’une analyse ne peut jamais être séparé du sujet qui analyse ; pas davantage ne peut-il être séparé de l’environnement dans lequel il s’inscrit à l’origine et d’où il a été prélevé. Une analyse, fût-elle scientifique, n’est jamais complète tant qu’elle ne s’étend pas à l’ensemble de tous les éléments corrélatifs à l’objet observé. C’est le cas en physiologie. C’est le cas en biologie. C’est aussi le cas en anthropologie, en ethnologie, en sociologie ou même en psychologie. Mais est-ce encore le cas en génétique, en biochimie ou en chimie moléculaire ? Est-ce, à plus forte raison, encore le cas en physique des particules et en mécanique quantique ? Peut-on véritablement comprendre une particule ou une macromolécule sans tenir compte de son environnement et des relations qu’ils entretiennent mutuellement ?

 

Il me semble que dès que l’on descend en deçà d’un certain seuil – celui qui semble matérialiser la limite entre vivant et inerte, nous changeons arbitrairement notre vision des phénomènes. La macromolécule ou la particule ne sont désormais plus considérées que comme de simples objets observables indépendamment de leur environnement. Sous prétextes que la vie semble ne pas encore se manifester à ce degré de complexité, on néglige d’en découvrir peut-être les premiers principes ; la première dynamique ; les premières « intentions ». J’ose le terme avec cependant des guillemets.

 

 

L’ombre et la proie

 

J’en veux d’ailleurs pour preuve que l’analyse des phénomènes suscités se fait essentiellement d’un point de vue mécaniste dont l’outil mathématique semble le seul à même de rendre compte. Et même si chacun sait qu’à cette échelle, les principes de la mécanique classique n’ont largement plus cours, on continue malgré tout à en conserver l’usage, ne serait-ce que dans le principe de causalité transposé à ces dimensions nouvelles de la matière. Cette idée omniprésente dans le discours scientifique dominant qui consiste à affirmer de façon péremptoire que l’univers suivrait des règles et autres lois scientifiques et mathématiques d’une infinie précision est la plus grosse absurdité scientiste de notre siècle. Ce n’est pas parce que l’outil mathématique décrit à merveille le monde qui nous entoure que ce dernier est nécessairement réglé sur des modèles mathématiques. C’est penser que le nez a été conçu au milieu du visage pour mieux porter des lunettes.

 

De la sorte, la science se ferme les portes qui depuis longtemps lui auraient permis d’éviter des décennies d’enlisement intellectuel. Quand j’entends certains physiciens de renommée internationale, affirmer avec force conviction que le sort de l’univers s’est joué à une virgule près, je me dis que la connaissance (à ne pas confondre avec la science) a encore de longues années d’errance devant elle. On confond encore aujourd’hui – et cet aveuglement n’est d’ailleurs pas spécifique au seul domaine scientifique – le signifiant avec le signifié ; le nombrant avec le nombré ; l’effet avec la cause ; l’ombre avec la proie… à quel musicien ferait-on croire que son art se déduit des quelques notes qui courent sur sa partition ?

 

Nous avons autant d’obstacles à surmonter dans notre approche du réel que d’idées préconçues sur des notions aussi élémentaires que l’ordre ou le désordre, la complexité, l’organisation, l’entropie, la vie ou les notions même de connaissance ou d’information. Nous transposons toujours ces concepts issus de nos vies sociales, au cœur même des systèmes que nous étudions. Dans tous les cas, nous contaminons tout ce que nous observons parce que nous l’observons et le décrivons avec des outils et des langages initialement conçus par et pour nos comportements sociaux et humains. Tous les résultats ne peuvent qu’en être faussés.

 

 

L’impasse analytique et le mythe rédempteur

 

Depuis plus d’un siècle, la science se retrouve enfermée, prisonnière de ses propres concepts hérités de la logique aristotélicienne. Des concepts comme ceux qui poussent encore à croire aujourd’hui que ce sont les agencements et organisations inférieurs qui sont à l’origine des complexités supérieures. Tout au contraire, il nous faut inverser notre vision des choses. Partir du total ou du global pour progressivement redescendre vers le local. Mais sans pour autant oublier les liens qui unissent intrinsèquement toutes les dimensions de l’existant. Comme le souligne encore Georges Gusdorf en s’appuyant sur la conscience mythique, « Toute la réalité s’inscrit dans un seul ordre, elle se développe selon un dynamisme commun qui s’inscrit en elle comme une circulation de vie et d’intelligibilité[3]. »

 

Les sciences dites « dures » semblent désormais dans une impasse analytique. Celle qui s’apparente à analyser un à un chacun des millions de pixels qui constituent un cliché photographique, mais sans que ces longues et fastidieuses suites de calculs ne nous renseignent jamais sur le motif de la photographie. Nous nous trompons d’objectif, si j’ose dire. Nous avons trop tendance à nous en remettre aux seules apparences, celles d’un espace-temps tridimensionnel, en oubliant que l’univers est tout un et que chaque partie observée et considérée comme divisée n’est que l’envers d’un indivisible, pour reprendre l’expression d'Henri Bergson. C’est là, sans aucun doute, que les sociétés primitives et leur conscience mythique ont une fois de plus beaucoup à nous apporter. Comme l’écrit Georges Gusdorf, « L’homme précatégorial n’a pas de soi-même cette conscience isolationniste et granulaire. Sa conscience est vraiment connaissance, dans l’indivision de soi et d’autrui, dans la solidarité de la pensée et du monde. Non point donc une conscience égocentrique, mais une conscience sans cesse excentrique[4]. »

 

 

Une révolution métaphysique

 

Rien n’échappe aux lois invariables de l’évolution. Pas même les sciences, qui ne sont que les prolongements intellectuels et technologiques de nos organes biologiques. Depuis deux mille ans en fait, rien ne semble avoir véritablement évolué dans le domaine de nos connaissances. Hormis un « séquençage » chaque fois plus fin du réel, assorti d’autant d’hypothèses mathématiques toujours plus audacieuses, que savons-nous de plus depuis Démocrite et ses atomes ? Pas grand-chose à dire vrai sur la dynamique, autrement dit le mouvement d’ensemble qui anime l’univers. Certes, nous avons considérablement affiné le rendu, la définition de l’ « image ». Mais nous ne savons pas davantage ce qu’elle représente ; ce que le monde signifie ; ce qu’il nous dit.

 

Une révolution s’impose si la science, à l’instar de toute autre croyance, ne veut pas définitivement se perdre dans une sclérose à la fois paralysante et aliénante. Il nous faut adopter une vision plus globale et synthétique. Sortir des cadres expérimentaux traditionnels inféodés aux exigences mathématiques et aux postulats de la logique. Il nous faux cesser d’analyser compulsivement les composants pour ne plus s’attacher qu’à l’ « objet monde » dans sa totalité.

 

Partout, il semble que nos sociétés occidentales ont atteint un palier, une limite, un plafond infranchissable. Une impulsion majeure nous manque pour passer outre et nous élancer de plus belle. Une impasse se dessine au bout du tunnel expérimental. Si rien ne se fait, la paralysie menace qui finira par anéantir nos sociétés elles-mêmes. Il nous faut inaugurer une nouvelle vision du monde plus audacieuse. Celle qui nous permettra de renouer les liens et par là même, de redonner du sens à notre existence collective.

 

Les mutations qui sont incontestablement perceptibles au cœur de nos sociétés modernes dans les différents domaines de l’économie, de la politique, de l’éducation, de la culture ou de la communication appellent de semblables mutations dans les domaines de la recherche et de la connaissance du monde ; qu’elles soient spirituelles ou scientifiques. Or, ces changements passent par un renouvellement de notre pensée scientifique et religieuse. C’est sans aucun doute là, à l’interface de ces deux dimensions, qu’une nouvelle métaphysique a incontestablement un rôle majeur à jouer. Partout, des remises en question s’imposent. Mais celles-ci ne pourront s’amorcer que sur la base d’un renoncement – peut-être provisoire – aux plus fondatrices de nos certitudes. Lesquelles sont depuis longtemps si couramment admises que nous avons fini par ne même plus les voir.

 

La métaphysique seule est à même de relever ce défi en permettant à ces deux sœurs ennemies que sont la science et la religion, de se retrouver en terrain neutre, dépouillées de leurs certitudes dogmatiques. La métaphysique est cette langue commune seule à même de réunir leurs richesses respectives.

 

 

Le sens du sacré

 

De tous temps, les croyances de toutes sortes, les mythologies, les religions et après elles les sciences ont su prodiguer aux sociétés et aux hommes les nutriments dont ils avaient besoin pour survivre, se structurer, se développer et évoluer. Les unes comme les autres, tour à tour ou conjointement, ont été dispensatrices de sens ; d’une vision du monde où la destinée de chacun était à même de s’inscrire dans une perspective logique, rassurante, parfois même libératrice. Autrement dit, tout sauf absurde. Qu’en est-il aujourd’hui ? Derrière l’échec patent de la religion et de la science, c’est l’absurdité apparente du monde et son cortège de néant qui revient en force. La science, vidée de sa substantifique moelle, n’est plus désormais qu’une froide mécanique à produire du bien-être ponctuel, de la jouissance immédiate et de la consommation à la chaîne. La religion quant à elle, tout aussi démunie en matière de perspectives, n’apporte plus désormais que des certitudes dogmatiques, terreau favorable à tous les intégrismes.

 

Il nous faut d’urgence redécouvrir les vertus du mythe comme justification de l’existence. Charge à nous de renouer avec une mythologie capable d’intégrer nos actuelles connaissances de la nature et de la cosmogénèse. Une nouvelle mythologie matérialiste ; une métaphysique de la physique ; une religion de la raison capable de nous réconcilier avec la nature et le sens du sacré. Lequel, selon l’expression de Gusdorf, désigne un régime global de la connaissance, une disposition originaire de l’être dans le monde. Il nous faut sans plus tarder échanger notre anthropomorphisme devenu peau morte, contre un cosmomorphisme, selon le mot de Maurice Leenhardt, mieux à même de satisfaire nos plus intimes aspirations individuelles et collectives. L'humanité aujourd'hui, face aux défis qui sont les siens, est en attente d'un nouveau mythe global qui répondrait à notre récente prise de conscience de notre intégration au cosmos. Il nous faut non plus un mythe des origines, mais un mythe de la fin, une eschatologie matérialiste capable d'octroyer un sens global à toutes les formes de vies présentes et à venir.

 

 

Le premier apôtre

 

Le père Pierre Teilhard de Chardin incarnait cet idéal à même de lancer un nouveau rameau sur l’arbre sclérosé de la connaissance du monde. Il a su trouver une synthèse, une voie médiane entre l’homme de science et le jésuite qu’il fût tout à la fois ; entre la foi et les faits ; entre science et Christ, pour reprendre le titre de l’un de ses travaux. Par son œuvre, il a témoigné que les deux visions n’étaient pas incompatibles. Bien au contraire, il a su démontrer qu’elles se complétaient l’une l’autre. Ajoutant par là même une dimension nouvelle à notre perception du monde.

 

Malheureusement, l’arbre n’a donné que peu de fruits. Un peu à l’image de ces floraisons trop précoces qui se voient réduites à néant sous les dernières gelées d’un hiver qui tarde à laisser sa place. Encore trop de christianisme sans doute pour les uns. Pour les autres, trop d’atomisme ou de modernité. Au final, trop religieux pour être un philosophe ; trop scientifique pour être un religieux… Plutôt que de parvenir à la synthèse dont il rêvait tant, Teilhard s’est vu implicitement rejeté et par les uns, et par les autres. Non publié de son vivant, son œuvre est encore largement méconnue aujourd’hui lors qu’elle est véritablement celle d’un visionnaire.

 

 

Pour conclure

 

J’ai toujours pensé que Dieu serait un jour accessible à nos microscopes ou à nos télescopes, sans qu’il en perde pour autant son caractère sacré. De la même manière, j’ai toujours pensé que la matière, d’une certaine façon, était accessible à nos prières sans qu’elle en perde sa crédibilité scientifique. Tout participe de tout. Et il n’y a pas, sur le fond, antinomie, mais bien au contraire, harmonie. « La nouvelle conscience sera conscience d’un monde nouveau, nous dit Gusdorf, découverte de soi solidaire de la découverte d’un monde qui est vraiment devenu l’univers, c'est-à-dire l’unité de toutes les perspectives possibles sur la réalité[5]. »

 

Or, l’avènement de cette nouvelle conscience de type universel dépendra dans une large mesure du langage nouveau qui l’introduira. Reste aux hommes de sciences et aux hommes de foi à trouver cette Parole commune aux deux magistères. Une sorte de langage des origines, à même de nous laisser enfin entrevoir les premières lueurs de la Vérité.

 

Sébastien Junca.

 


[1]       Georges Gusdorf, Mythe et métaphysique, Les classiques des sciences sociales, [1953] 2016, p. 43.

[2]       Ibid., p. 53.

[3]       Ibid., p. 23.

[4]       Ibid., p. 88.

[5]       Ibid., p. 145.

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Publié par Sébastien Junca
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Biographie succincte

Né en 1968, Sébastien Junca est un autodidacte épris de philosophie. Dans son premier ouvrage, L’Envers du monde (2009), publié aux Éditions édilivre, il expose les prémices de sa métaphysique. Il y décrit sa vision des principaux attributs du réel que sont la Matière, le Temps et la Conscience. Premier travail encore très influencé par ses maîtres que sont entre autres Schopenhauer, Bergson et Teilhard de Chardin. Dans la continuité, il publie Les Naufragés de Dieu (2010),  où il traite sur le mode métaphysique et toujours dans l’esprit teilhardien, des grands thèmes de la religion catholique que sont la Création, l’Incarnation et la Révélation. Suit un recueil de poèmes : De feu et de sang (2010). Ces Trente poèmes d’outre-monde sont les fruits d’une écriture automatique d’inspiration surréaliste. Il se lance ensuite dans un nouveau travail : Blessure d’étoile, La face cachée de l’évolution (2011) - où il aborde les grands thèmes de l’Évolution, de l’Humanité et du Progrès avec pour toile de fond le catastrophisme et l’impactisme.

 

Parallèlement à l’écriture, Sébastien Junca poursuit son parcours ouvrier ou il puise aussi la matière de ses textes. Son Petit manuel de survie, de résistance et d’insoumission à l’usage de l’ouvrier moderne (2011) en est un premier exemple. Dans la même veine il publie aux Editions Demopolis, Au coeur de la crise (2014), préfacé par Gérard Mordillat : carnets ouvriers relatant sa onzième et dernière année de travail au sein  d'une grande entreprise nautique.

 

Enfin, viennent d'être mis en ligne ses premiers Carnets hygiéniques sous le titre Le Vouloir du Véridique (2015); recueil de chroniques écrites entre 2010 et 2014 à travers lesquelles l'auteur remet ici en question nos plus profondes certitudes sur l'identité, la nationalité, la société, la civilisation et la vie elle-même. Vient également d'être mis en ligne un nouveau recueil de poèmes en prose intitulé La Sensation du gouffre (2015). Y sont rassemblés des textes écrits entre 1993 et 2010. L'auteur y dévoile, dans un premier temps, une vision plus intime du réel suivie, dans un deuxième temps,  de certaines de ses intuitions d'ordre plus général et philosophique.

 

Ces deux derniers ouvrages n'ont pas encore trouvé d'éditeur. Ceci est un appel lancé aux plus audacieux d'entre eux.

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En 2007, le numéro un mondial des constructeurs de voiliers passe le milliard d’euros de chiffre d’affaire. Avec 19 filiales et près de 30 sites de production à travers le monde, l’entreprise, créée en 1884 est devenue une référence du yachting international. La quasi-absence de réelle concurrence, un « trésor de guerre » substantiel et un savoir-faire unique en ont fait un véritable empire industriel et familial.

Au cœur d’une crise qui n’épargne personne, la marque fait figure d’exception. Mais pour combien de temps encore ? La petite entreprise familiale est devenue, au fil de ses succès commerciaux, un monstre protéiforme d’envergure internationale. Avec la crise elle est désormais à la croisée des chemins : rester fidèle aux anciennes méthodes de management et de communication ou au contraire, s’adapter et accepter les changements imposés par l’ « évolution des espèces industrielles » ? Voilà sans doute l’un des plus grands défis auquel le groupe se trouve aujourd’hui confronté.

 

 

 

 

 

 

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